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Les bienfaits du massage

 

De nombreux professionnels de la santé sont d’accord pour dire que le massage des nouveau-nés est une façon merveilleuse non seulement de renforcer les interactions parents-enfant, mais aussi de contribuer au sain développement d’un bébé. Il est recommandé aux parents d’apprendre les techniques de massage auprès d’un moniteur accrédité en massage de nourrissons, de préférence en cours avec d’autres parents et avec des bébés. Comme cela, vous pourrez comprendre comment adapter le massage aux besoins individuels, au niveau de développement et au caractère de votre bébé.

 

Le massage des nourrissons présente un certain nombre de bienfaits

    * C’est relaxant! La plupart des bébés aiment ces caresses douces et stimulantes. Ce contact affectueux peut réduire la mauvaise humeur et l’irritabilité.

    * Cela contribue à une bonne digestion.

    * Cela peut soulager les gaz ou la colique.

    * Les bébés prématurés peuvent tirer profit de massages appropriés. La recherche démontre un lien entre le massage et le gain de poids chez les bébés prématurés.

    * Le massage favorise la formation des liens affectifs. Vous et votre bébé en viendrez à apprécier ce moment privilégié, rien qu’entre vous deux.

    * Cela favorise la communication. Vous serez peut-être plus à l’unisson avec les signaux non-verbaux de votre bébé.

    * Les schémas du sommeil s’améliorent. Vote bébé apprend à se détendre et cela se traduit souvent par un sommeil plus profond et plus long.

    * Cela procure de la stimulation. Ces douces caresses stimulent les muscles et la circulation sanguine.

 

Voici quelques conseils pratiques pour le massage

 

    * Vous pouvez commencer les massages des nourrissons à l’âge d’un mois pendant seulement 10 à 15 minutes, tout en surveillant les signaux de votre bébé. Soyez prudent avec les bébés qui sont excessivement sensibles. Il vous faudra peut-être attendre que votre bébé soit plus âgé pour commencer à le masser. Quelques bébés peuvent être si sensibles au toucher qu’ils ne pourront jamais supporter les massages.

    * Le meilleur moment pour masser votre bébé, c’est pendant son état de « veille tranquille » c’est à dire quand votre bébé est détendu, que ses yeux sont ouverts et qu’il se livre à beaucoup de contacts visuels.

    * Certains bébés n’apprécieront peut-être pas le massage la première fois. Votre bébé est peut-être fatigué ou il a peut-être faim ou son estomac est rempli. C’est peut-être également la réaction de votre bébé à cette nouvelle expérience. Essayez des caresses douces, parlez avec un ton très doux ou chantez pour l’aider à se détendre. Si votre bébé est encore perturbé, réessayez plus tard.

    * Cela n’est pas un problème si votre bébé n’apprécie vraiment pas les massages. Certains bébés doivent attendre d’être plus âgés.

    * Il faut savoir que tous les bébés n’apprécient pas les massages, même si vos habiletés sont merveilleuses.

    * Si vous utilisez de l’huile de massage, assurez-vous qu’elle ne présente aucun risque et qu’elle est comestible comme les petites mains et les petits pieds se retrouvent souvent dans la bouche de bébé.

    * Les bébés urinent souvent spontanément à leur premier massage, donc, soyez prêt(e) au cas où!

    * Ne portez pas de bijoux qui pourrait érafler la peau de votre bébé .

    * Votre bébé devrait être complètement dénudé ou ne porter qu’une couche pendant le massage; veillez à ce que la pièce soit assez chaude.

    * Parlez gentiment à votre bébé ou chantez peut-être ses chansons favorites pendant que vous le massez et écoutez votre bébé vous « répondre ».

    * Instaurez une routine. Réservez 15 minutes par jour pour le massage du nourrisson et essayez de le faire à un moment de sa journée où il est très calme.

    * Amusez-vous!

le portage

Le portage a de nombreux avantages pour l'enfant tant au niveau physique que psychologique.

 

Température idéale

 

Avant deux mois le bébé ne parvient pas à réguler sa température corporelle. Lorsqu'il est porté, il se trouve contre le porteur à une température idéale. Même en cas de canicule le corps du porteur est aux environs de 37°C. C'est d'ailleurs pour cette raison que les bébés touaregs sont portés dans les djellabas de leurs mères : la température est de 40°C à l'ombre. Le bébé souffrirait de déshydratation s'il n'était pas au frais contre sa mère.

 

Contact corporel permanent

 

L'enfant a besoin de contacts charnels pour la maturation adéquate de son système nerveux. De plus il a l'odeur de sa maman ou de son papa. Il entend les battements du cœur de sa mère, cela l'apaise et lui rappelle son environnement intra-utérin. Il perçoit aussi les vibrations quand son porteur parle, chante, rit.

 

Besoins mieux perçus

 

Dès que l'enfant a faim, sa mère décode sa demande rapidement et le nourrit sans qu'il ait eu à pleurer. L'allaitement maternel ou avec un biberon peut se faire avec l'écharpe, en toute discrétion et pour le confort de maman et bébé. De même lorsque l'enfant souille son lange, sa maman le remarque tout de suite et peut le changer sans attendre.

 

Participation à la vie familiale

 

L'enfant partage facilement son parent avec d'autres car ils forment une unité. Il sent quand sa maman réconforte et câline son aîné, il regarde les livres d'images qu'elle lit à sa sœur. Il participe aux expériences joyeuses ou décevantes de sa mère ou de son père, de ses frères et sœurs. L'enfant ne doit pas s'épuiser à essayer d'attirer l'attention pour satisfaire son besoin de communication. Placé contre son parent, la communication s'installe d'elle-même.

 

Stimulation motrice

 

L'enfant porté bouge avec son porteur, il participe au portage en utilisant sa musculature. La plupart du temps l'enfant est actif ; il participe au portage en s'accrochant au corps de son porteur, surtout avec ses cuisses relevées et écartées.

 

La stimulation du système vestibulaire (situé derrière chaque tympan) organise le bébé dans ses mouvements et sa perception du monde. L'enfant développe précocement son sens de l'équilibre et tous les aspects de sa psychomotricité. De plus le tissu de l'écharpe n'entrave pas ses mouvements, il peut bouger comme il le souhaite. Tout cela amène l'enfant à prendre conscience de son corps plus rapidement et à marcher plus tôt que les enfants non portés.

 

« Grâce aux mouvements de la mère sont stimulés non seulement l'ensemble des récepteurs de l'épiderme mais aussi les organes moteurs et équilibreurs. Les réflexes nerveux et musculaires du bébé réagissent à chaque changement de l'équilibre. »

 

Sécurité physique et psychologique

 

L'enfant est à l'abri des agressions qui l'entourent. Agressions physiques comme le bruit, le froid... et agressions psychologiques comme l'approche d'étrangers. L'enfant est protégé en se blottissant contre son parent. « Le contact visuel et corporel intensif avec la mère ou le père (qui, lui aussi, devrait porter de temps en temps son enfant) crée un sentiment de sécurité, dont l'effet psychologique est d'une valeur inestimable. »

 

Moins de pleurs

 

L'enfant porté crie et pleure beaucoup moins qu'un enfant non porté. Les bébés portés n'ont pas d'épisodes de pleurs incoercibles le soir à l'approche de la nuit. Cela a été prouvé par des études anthropologiques, notamment celle parue dans Pediatrics en 1996. Sur cent enfants observés, le portage réduisait les pleurs et l'agitation de 43% le jour et de 51% la nuit.

 

Le bébé se sentant protégé, en sécurité, aimé, objet de soins et d'attentions, n'a pas besoin de pleurer pour se faire comprendre de son parent. Du coup, le bébé économise son énergie et peut la consacrer à son développement. « Les pleurs d'un enfant sont, du point de vue biologique, sa manière d'émettre, tout comme le petit marsupial, un signal d'alarme acoustique lorsqu'il a perdu le contact avec sa mère, la personne qui le protège... »

 

Sommeil facile, au bon moment

 

« Savoir s'endormir quand on est fatigué, dormir aussi longtemps que l'organisme en a besoin pour reconstituer ses « réserves », et s'éveiller frais et dispos pour repartir dans une journée nouvelle, des activités nouvelles, est la base de tous les autres équilibres. Le sommeil a une raison d'être, il est d'une extrême importance pour la croissance d'un enfant et pour sa construction cérébrale ».

 

Bien porté, l'enfant trouve les positions confortables adaptées à un bon sommeil. Il dort dès qu'il en a besoin et tant qu'il en a besoin ! La stimulation du système vestibulaire limite les phases de sommeil profond propices aux pauses respiratoires et favorise un sommeil équilibré pendant et après le portage.

 

Les enfants portés ne sont pas atteints de troubles du sommeil, si fréquents à notre époque. Ces troubles apparaissent suite au comportement inapproprié des parents qui laissent l'enfant seul avec ses peurs pendant toute la nuit. Ces troubles seraient également dus à la méconnaissance de l'importance du sommeil, de ses rythmes et de ses particularités, de son évolution au cours des premiers mois. Dans tous les cas il faut respecter le rythme du bébé et ne JAMAIS lui donner de médicaments sédatifs ou hypnotiques. « L'équilibre des rythmes biologiques doit venir de l'intérieur, au fur et à mesure qu'avance sa construction cérébrale ».[5] « La capacité du nourrisson de continuer à dormir profondément en dépit de forts secouements et d'un entourage bruyant prouve l'effet rassurant des changements de position qui signalent la présence de la personne qui prend soin de lui. »

 

Meilleure digestion


Le système digestif est très influencé par l'état psychologique. Le bébé porté étant moins stressé, il digère mieux. De plus, la position verticale de l'enfant participe à la bonne digestion, favorise les rots et diminue les reflux. Le massage de l'abdomen diminue les coliques du nourrisson et facilite le transit intestinal. E. Bonnet, pédiatre, écrit que le massage des points d'acupuncture agissant sur la digestion et le sommeil sont automatiquement massés.

 

Confiance

 

La maman garde ses mains libres pour cuisiner, écrire, lire, jouer,... Le bébé se sent bien et son besoin d'attention est quasiment comblé. Il ne cherche pas constamment la sécurité des bras car les bras sont là. En fait la maman doit moins s'occuper de son bébé ; il lui suffit d'être là !

 

Possibilité de s'isoler du monde au besoin

 

Lorsque l'enfant a été suffisamment stimulé par l'environnement, il s'endort, bercé par le balancement du corps de son porteur pour se couper du monde et assimiler ses découvertes. L'enfant gère seul ce processus.

 

Bonne humeur

 

Comme le portage répond à ses besoins psycho-affectifs, l'enfant profite de la vie avec son parent qui le rend heureux. Il entend ses rires, sa voix, ses chansons, ses soupirs, ses pleurs, sa respiration et son cœur qui bat. Tout cela contribue à éveiller l'enfant à la vie. Les bébés portés sont plus calmes, ils se développent plus harmonieusement, dorment mieux, pleurent moins, sourient beaucoup et sont plus éveillés.

 

La colonne vertébrale se redresse progressivement

 

Le fœtus a passé neuf mois dans l'utérus, la colonne vertébrale arrondie. Il dispose d'une année pour se redresser afin de pouvoir marcher. Le nouveau-né se sent mieux et dort mieux si on garde sa colonne vertébrale courbée pendant toute la période d'adaptation. Porter un bébé favorise le développement de sa colonne vertébrale. Celle-ci se déroule progressivement : l'enfant aime se blottir en boule sur le ventre de sa mère, puis, au fil des semaines et des mois, il s'allonge jusqu'à tenir sa tête, se tenir assis et enfin debout.

 

En conservant le dos du bébé arrondi, on respecte cette étape de son développement. Son système nerveux dispose des conditions et du temps nécessaire pour bien se développer. De même les disques intervertébraux s'adaptent mieux.

 

Lorsque le bébé est couché à plat, sa colonne vertébrale est déroulée et étirée : il n'est pas à l'aise. Mal porté, l'enfant risque de souffrir plus tard de maux de dos, de déplacements de vertèbres ou de glissements de disques. Par contre, bien installé dans un bon porte-bébé en tissu, son dos entouré et soutenu uniformément est protégé et se forme harmonieusement.

 

Les courbures en « S » de la colonne vertébrale s'acquièrent avec le temps. D'abord l'enfant lève la tête et tend le cou pour regarder autour de lui. Puis, il relève le tronc, commence à s'asseoir, puis à ramper. Les muscles du dos travaillent de plus en plus jusqu'à ce qu'il puisse tenir le dos bien droit. Enfin, il se tient debout et commence à marcher. Le bassin bascule vers l'arrière et la double courbure du dos se forme alors.

 

La vision s'adapte correctement

 

L'œil de l'enfant n'ait mature qu'à deux ans. Un nouveau-né focalise à environ 19 centimètres. La distance entre la tête du porteur et le bébé est d'environ 20 centimètres, c'est la distance idéale qui permet au bébé de visualiser le visage de son porteur dès les premiers jours, quand sa vue n'est pas encore complètement développée. Entre un et trois mois, il commence à voir de plus en plus loin. Le développement de la vision suit celui de la colonne vertébrale. Au départ le nourrisson est totalement enveloppé : la vision n'a qu'une importance relative, ses besoins étant satisfaits par le contact proche avec ses parents. Ensuite, sa curiosité s'éveille envers son univers proche, immédiat puis éloigné. Le bébé porté découvre son environnement de haut comme un adulte, il observe, regarde. « Le bébé voit mieux son entourage. Ainsi, le cerveau infantile reçoit plus d'impressions ce qui stimule davantage son cerveau et, par-là, son développement. »

 

Cependant, des chercheurs ont remarqué que des enfants africains portés trop longtemps contre le dos et de façon trop serrée présentaient certains troubles visuels et moteurs à cause du manque de stimulation visuelles, tactiles et motrices. Des carences importantes se manifestent alors au cours du développement ultérieur.

 

Le portage comble le besoin que tout être humain a de communiquer avec ses semblables. L'enfant n'est pas cantonné à une relation exclusive avec sa maman et son papa. Il est à hauteur d'homme, il participe aux activités familiales, il regarde autour de lui, il est regardé, il s'exprime, il bouge, fait des gestes ... en un mot il communique. Ces échanges relationnels sont décryptés par la maman et l'entourage. Chacun s'enrichit de l'interaction qu'ils vivent ensemble.

Pourquoi des couches lavables?


 Au premier abord, beaucoup se demandent pourquoi devrait-on à nouveau utiliser des couches lavables. Celles-ci sont jugées comme une corvée, dont nos mères et grands-mères se sont libérées avec l'avènement de la couche jetable qu'il suffit de jeter à la poubelle. Il faut cependant prendre en compte deux points essentiels :
 
 - Les couches lavables modernes n'ont absolument rien à voir avec les langes carrés de nos grands-mères. Aussi simple d'utilisation qu'une jetable, elles sont préformées, élastiquées aux cuisses et à la taille, munies de systèmes de fermeture simples et efficaces.
 
 - Grâce à la machine à laver, la corvée du lavage enduré par nos grands-mères est terminée !
 
Examinons maintenant les raisons qui poussent les parents à utiliser des couches lavables pour leur bébé :
 
La santé du bébé
 
Les couches lavables permettent d'éviter à la peau de bébé, le contact avec de nombreux produits chimiques présents dans les couches jetables (capteur d'odeur, parfum, TBT, etc.).
 
 Les couches lavables sont par ailleurs bien plus respirant que les couches jetables, ce qui permet de réduire de façon significative la température sous la couche. La peau est ainsi plus saine, et les risques d'un développement anormal des bourses des petits garçons sont réduits.
 
L'aspect économique
 
Le prix d'un lot de couches lavables fait hésiter certains parents, mais il faut savoir que dès le premier enfant, les couches lavables sont moins chères que les couches jetables. L'économie réalisée est d'autant plus importante si on les réutilise pour un second enfant.
 
Estimation du coût des couches jetables :
 
Nous utilisons en moyenne 6 couches par jour pour un bébé pendant 2 ans et demi.
Le prix d'une couche jetable varie entre 0,15 (couche discount) et 0,35 (couche de marques) euros.
L'utilisation de couches jetables de la naissance jusqu'à la propreté coûte ainsi au minimum entre 800 euros (couches discount) et 1900 euros (couches de marques).
 
Estimation du coût des couches lavables :
 
Descriptif de l'équipement nécessaire :
- 18 couches taille S : 135 à 280 euros
- 10 doublures jour : 30 euros
- 3 doublures nuit : 13,50 euros
- 18 couches taille L : 235 à 300 euros
- 3 culottes de chaque taille : 180 euro
- Papier de protection : 65 euros
- Coût estimé du lavage des couches : 100 euros
TOTAL : 750 à 950 euros environ
 
Ce lot de couches lavables peut par ailleurs servir pour un autre enfant, ou bien être revendu sur le marché de l'occasion. Pour un second enfant, l'économie réalisée est alors énorme, puisqu'il suffira simplement de racheter des papiers de protection (65 euros) et d'ajouter les coûts de lessive liés aux couches lavables (100 euros), soit 165 euros.
 
Après ce calcul, nous voyons combien les couches lavables sont une alternative économique très intéressante.
 
L'aspect écologique
 
La production de couches jetables nécessite une grande quantité d'eau, d'énergie et de matières premières, et leur utilisation génère une grande quantité de déchets.
 Pour un seul enfant, les couches jetables représentent 4,5 arbres, 25 kg de plastique obtenu grâce à 67kg de pétrole brut, 4500 couches jetées aux ordures ménagères qui mettront de 200 à 500 ans pour se décomposer. Ces déchets sont évalués à 820 kg, pour un volume de 35m3.
 Les couches lavables sont donc une alternative écologique.
 Les défenseurs des couches jetables prétendent que l'impact positif de l'environnement des couches lavables est un mensonge à cause de la consommation d'eau et de lessive générée par le lavage des couches. Cependant des études ont prouvé que la production des couches jetables étaient bien plus polluantes, car elle nécessite beaucoup plus d'énergie (3,5 fois plus), d'eau (2,3 fois plus) et de matières premières (100 fois plus) et génèrent beaucoup plus de déchets (60 fois plus).
 
L'utilisation des couches lavables est ainsi un acte qui favorise la santé et le bien-être de bébé, de notre planète, et de notre porte-monnaie !

Hni, c'est quoi ça?


Il s’agit tout simplement de détecter chez son enfant dès le plus jeune âge les signaux correspondant à un besoin d’élimination (urine ou selles) et de l’emmener à l’endroit prévu à cet effet.
 
Intérêts ?
 
Plus (ou quasi plus) de couches : c’est un avantage non négligeable,
 
- aisance de l’enfant qui n’a plus à supporter un paquet au niveau des fesses
- au niveau psychomoteur, l’enfant retrouve une sensibilité au niveau des fesses (qui était réduite lors du port de couches) ce qui lui permet beaucoup plus aisément de se mettre assis, debout, 4 pattes, etc.
- en cas d’érythème fessier, la peau respire, il n’y a pas de macération-    économies dues au port réduit de couches.
 
Une communication supplémentaire
 
- pour les parents : dans une optique de maternage, l’HNI permet de répondre aux besoins de l’enfant, ce qui établit un lien supplémentaire et la sensation d’être « en phase » avec son enfant
- pour l’enfant : une reconnaissance de ses besoins d’élimination  ce qui est non négligeable vu le contentement émis par l’enfant lorsque ses besoins ont été détectés.
 
A partir de quel âge ?
 
De préférence, il convient de débuter avant l’âge de 4 mois. Il a été observé qu’avant cet âge, il est plus facile de mettre en place. Cependant il est tout à fait possible de commencer plus tard. Un enfant, dès la naissance, émet des signaux montrant qu’il va éliminer : si personne n’y prête attention (ce qui est le cas lors du port de couches), l’enfant va petit à petit stopper l’émission de ces signaux. En revanche si l’on apporte une réponse, l’enfant va continuer à les émettre avant chaque besoin d’élimination. Il est possible de rétablir cette communication même si elle a été interrompue par le port de couches, il faudra simplement un peu de temps pour que l’enfant intègre que ses besoins sont pris en compte, ce qui l’incitera à émettre à nouveau des signaux.
 
En pratique
 
Observation du rythme d’élimination de l’enfant
 
Savoir combien de fois par jour l’enfant fait des selles et observer une éventuelle régularité. Evaluer le nombre de mictions : quand se produisent-elles le plus ? Aux réveils des siestes ? Avant, après, pendant la tétée ? Combien de temps après la tétée ou l’ingestion de nourriture ou de boisson ? Apprenez à connaître le rythme des besoins votre enfant.
 
Si vous débutez la pratique de l’HNI après 4 mois, cette phase d’observation va permettre à votre enfant de reprendre conscience de ses besoins, le fait de ne pas porter de couches lui permettra de ressentir très facilement qu’il est en train d’éliminer.
 
Apprendre à détecter les signaux
 
Il existe des signaux de toute sorte émis par votre enfant juste avant l’acte d’élimination. Apprenez à les détecter. Ces signaux sont  propres à chaque enfant et peuvent se modifier au fur et à mesure que l’enfant grandit.
 
Il peut s’agir (liste non exhaustive) : d’un grognement, d’une pause dans le jeu, d’un frisson, d’un gaz pour les selles, d’une mimique, de mots spécifiques quand l’enfant est plus grand etc. Bref c’est la sensation qu’il se passe quelque chose.
 
Dès que vous détectez un signal, emmenez votre enfant à l’endroit prévu à cet effet.
 
Le sixième sens ou intuition
 
Avec l’habitude, vous pouvez développer un sixième sens : vous « saurez », à l’instinct, que votre enfant a un besoin d’élimination. Ca ne s’explique pas. Vous aurez l’impression d’être « en phase » avec votre enfant. C’est très gratifiant.
 
Où et comment l’enfant fait-il ses besoins ?
 
Où ?
 
C’est au choix, prenez en compte le confort de votre enfant et le vôtre !
 
Pour les nourrissons, vous pouvez opter pour un petit récipient avec couvercle que vous refermerez entre chaque élimination, ce qui vous permet de ne pas vous lever à chaque fois si vous êtes au lit ou dans un fauteuil.
 
Vous pouvez tenir votre enfant au-dessus d’un lavabo, d’une bassine, des WC, de la baignoire, dehors dans l’herbe s’il fait chaud et quand l’enfant grandit et tient assis vous pouvez lui proposer le pot ou de s’asseoir sur les WC.
 
Comment ?
 
Pour les nourrissons : quand bébé ne tient pas sa tête, l'attraper sous les cuisses, position allongée dos sur nos bras,  la tête reposant sur notre ventre, fesses au-dessus du réceptacle. Pour les plus grands : attraper les cuisses de bébé avec les mains, maintenir son dos contre notre ventre. Veiller à ce que les genoux ne soient pas trop hauts pour ne pas appuyer trop fortement sur le ventre.
 
Quand ils sont plus grands : assis sur le pot ou les WC avec ou sans réhausseur (sans : vous pouvez vous placer assis derrière votre enfant, face au monde ou face au réservoir).
 
A savoir
 
Une grande liberté
 
Vous pouvez adapter la pratique de l’HNI comme vous le souhaitez : ne plus mettre du tout de couches, en mettre juste la nuit ou lors des sorties, pratiquer l’HNI quelques heures par jour. Le système urinaire « s’endort » pendant le sommeil, vous pouvez donc tester de ne pas mettre de couche à votre enfant pendant les siestes.
 
Il faut être disponible
 
Les fois où vous êtes fatiguée ou occupée,  vous risquez de ne pas percevoir les signes. Si vous ressentez de l’énervement, mieux vaut mettre une couche à votre enfant, il est inutile qu’il ressente des sentiments négatifs à son égard.
 
Pendant les périodes crampon
 
Durant ces périodes, il se peut que l’enfant refuse la pratique de l’HNI, se cambre à chaque fois que vous lui proposez un besoin. Il y a une sorte de « régression » qui peut durer plusieurs jours. Puis tout rentre dans l’ordre une fois cette période passée.
 
Ce n’est pas une course à la propreté
 
L’enfant ne sera pas propre plus tôt. Ce n’est pas le but. La pratique de l’HNI n’a d’ailleurs rien à voir avec le « dressage » au pot effectué aux générations de nos grands-parents et qui a généré parfois d’importants problèmes à l’âge adulte.
 
Conclusion
 
La pratique de l’hygiène naturelle s’intègre dans une démarche de communication. Elle permet d’apporter une réponse aux besoins d’élimination ce qui n’est pas le cas lorsque l’enfant porte des couches. l’HNI car l’enfant a conscience de ses besoins d’élimination fixe.

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